Le cowboy dans les westerns

un mémoire écrit par El Lobo

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Troisième Partie

 

LE COW-BOY AU CINÉMA

 

II. ÉTUDES DE FILMS

J/ Gary Cooper

   

 De tous les acteurs de western, James Stewart reste celui qui a interprété le cowhand ordinaire avec le plus de justesse et d’authenti­cité. L’on pourrait dire bien sur “Et Cary Cooper”, le roi des cowboys ? Le grand Coop malheureusement n’interpréta que fort peu de vachers au cours de sa carrière. Et tous les amateurs le regrettent beaucoup. El Coyote, dont nous avons déjà parlé, avait rencontré Gary Cooper lors d’une soirée offerte par le “Club du Lasso“ Cooper, nous dit-il, délaissa bien vite les beaux messieurs et les belles dames pour venir parler avec nous de vaches et de chevaux”.

Si l’on excepte The Cowboy and the Lady (Madame et son Cowboy, 1938) de H. C. Potter et The Virginian de V. Fleming (1929) - qui fut le premier parlant de G. Cooper - “Coop” n’interpréta jamais un rôle de cowboy. C’est un paradoxe amusant que l’un des plus cé­lèbres cowboys de l’histoire du cinéma ne fut jamais à l’écran un véritable vacher. Dans The Virginian de Fleming, il reprend le personnage du roman d’Owen Wister. L’action se déroule dans un ranch dont le Virginien est contremaître, mais le film est surtout centrée sur les principaux personnages et l’héroïne. Il y a en fait peu de vaches.

                    Il    est bien dommage que Coop n’ait pas interprété de rôles de cowboys, d’abord parce que cela nous prive du plaisir de parler de lui ici, ensuite parce que l’histoire du western y a certainement beaucoup perdu. La stature, la personnalité, le jeu de Cary Cooper en font le type même de l’homme de l’Ouest, à la juste hauteur du mythe. Il domina de sa haute taille toute une époque du cinéma, et apporta au western beaucoup de sérieux et de compétence.


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