Le cowboy dans les westerns

un mémoire écrit par El Lobo

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Deuxième Partie

 

MYTHOLOGIE

 

III. LE CINÉMA

        Les premières bandes des “nickel-odeon” furent surtout do­cumentaires : scène du spectacle de Buffalo Bill, travail du cow-boy, la cavalerie, le départ des “rough riders" de Roosevelt pour Cuba, etc.

 

        Le cinématographe, mouvement par définition, ne pouvait trouver qu’avantage à filmer chevaux et cavaliers, empreints de surcroît d’un exo­tisme à la mode. Le citoyen de New York qui n’avait vu de chevaux que ceux tirant calèche, s’enthousiasmait devant les petits films où s’agitaient cow-boys et broncos. Les films s’allongèrent et se mirent à raconter des histoires. Les grandes figures de légende de l’Ouest tels kit Carson et Daniel Boone revécurent sur les écrans, et puis enfin en 1903 ce fut " The Great Train Robbery " d’ Edwin S. Porter, qu'il est convenu de considérer conne le premier western.

 

        Le western en ce temps-là relevait plus de l’actualité que de l’histoire. En 1903, Kid Curry, membre du “Wild Bunch” de Butch Cassidy et Sundance Kid, attaque un train dans le Colorado et se suicide plutôt que d’être pris. Sept trains furent attaqués en 1909 (29 en 1900). Lorsque parait le film de S. Porter, l’Oklahoma, le Nouveau Mexique et l’Arizona n’étaient pas encore des états. Le Montana, les deux Dakota, le Wyoming et l’Idaho ne l’étaient que depuis moins de quinze ans. Frank James, Wyatt Earp, Emmett Dalton et bien d’autres per­sonnages de la saga du vieil Ouest étaient encore en vie.

 

        Le western naissait des cendres du Wild West. Les cow-boys ga­lopèrent sur tous les écrans, de Bronco Billy en Tom Mix, de Douglas Fair­banks en Gene Autry .


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